FAQ

Quelle est votre politique éditoriale ?

En attendant l’Or a pris le parti de défendre les textes d’auteurs émergeants (jeunes auteurs en quête d'éditeur et primo-romanciers) au travers d’une sensibilité verticale. Comme un forage à l’intérieur de soi, une aventure dans les profondeurs, une écriture du sur place, qui n’a d’autre but que de témoigner : d’un quotidien, d’une société, d’une époque. Nos thématiques sont l'occasion de porter un regard sur des aspects humains ou sociaux de notre société.
Ecriture du ressenti, de l'émotion, une énergie de l'intérieur. Une faille, une faiblesse, une fragilité, une vulnérabilité, une intensité, une urgence de dire. Quelque chose de cassé, de bancal, presque du domaine du don de soi, de la confidence (fictive ou personnelle). L'idée est de s’orienter vers une écriture profondément humaine et sensible. 

Comme connaître la ligne éditoriale du numéro à paraître ?

La ligne éditoriale de chaque volume est donnée sur le site (et sur la page myspace de la revue) à travers la rubrique « L’appel à textes ».

Quel format de textes recherchez-vous et quel est le format de vos recueils?

Chaque volume fait 128 pages au format 13 x 20 broché. Nous recherchons des textes entre 3 et 7 pages A4 (police times new roman, taille 12, interligne raisonnable). Nous recherchons également des auteurs de slam ou de chansons, et nous publions dans ce cas trois des textes de l'auteur/chanteur.

Nous remercions par avance les auteurs qui nous envoient leur roman ou l’adresse de leur blog, mais par manque de temps et pour des raisons de logistique, nous demandons à chacun de prendre l’initiative de sélectionner le ou les textes (ou partie du roman) qu’il souhaite défendre auprès de notre comité de lecture.

Comment sont vendus vos recueils  ?

Chaque volume est vendu au prix de 12 euros, en librairie (réseaux DILICOM, ELECTRE, FNAC, etc.) et chez certains partenaires. On peut les trouver en France et en Belgique.  

Combien de temps mettez-vous pour donner une réponse aux auteurs ?

Nous invitons les auteurs faisant parvenir un texte à la rédaction de recontacter celle ci dans un délai de trois semaines afin de connaître les suites données à son envoi.

Combien de textes seront retenus par volume  ?

Une quinzaine d'auteurs sont sélectionnés sur chaque volume. Il y a également trois ou quatre « guest » (des auteurs invités).

Vous parlez d’une scène alternative, est-ce que l’appel à textes n’est ouvert qu’aux auteurs de blog ?

Nous pensons qu'il y a beaucoup d'auteurs sur les blogs qui ont un intérêt certain, qui ne sont pas forcément mis en avant, ou qui ne savent pas comment faire eux-mêmes pour exister. C'est un vivier d'auteurs intéressants, qui viennent à nous ou vers qui nous pouvons aller après avoir vu un aperçu de leur travail sur le net.
Mais la collection s'ouvre bien sûr à tous les auteurs qui souhaitent envoyer un texte et nous lisons chaque texte, quelque soit sa provenance, avec soin.  

Vous parlez d’une littérature libre, d’auteurs de la scène alternative…pourquoi ne pas rester une revue virtuelle diffusée sur le net ?

Nous voulons défendre une littérature de la rue, vivante, libre. Cette liberté, les auteurs peuvent la trouver sur le net, c’est peut-être ce qui fait de ce média un vivier incroyable de nouveaux talents, qui ne se censurent pas, ni dans leurs thématiques ni dans leur ton. Mais Internet n’offre qu’un public ciblé, réduit. En dehors des textes courts, peu de gens vont rester des heures devant leur écran pour lire un auteur. Ce qu'il écrit disparaît dans la profusion et la masse des informations diffusées sur la toile.
La proposition d'un support papier permet de faire vivre cette "nouvelle" littérature sur le terrain d'une littérature sclérosée et permet également à de jeunes auteurs de rencontrer un lectorat différent en librairie, contournant ainsi la problématique d’un milieu de l’édition que l’on dit fermé et difficile d’accès. 

A quoi bon passer par un recueil de création littéraire pour un jeune auteur ?

La publication pour voir sa tête à la télé n’a que peu de sens. Mais beaucoup sont ceux qui écrivent et qui souhaitent être entendus, pour étendre leur message et défendre leurs idées. Les blogs, les sites d’auteurs,  l’auto édition, tous ces systèmes ont leurs limites dans l'écho qu’ils peuvent générer. Il est une réalité quand on veut se faire entendre, quand on veut "écrire utile", parler aux autres, c'est la diffusion. Là, un support papier et un éditeur deviennent nécessaires. Nous avons eu envie de simplifier le parcours, pour des gens qui n'avaient ni les contacts, ni les connaissances du milieu, ni l'appui des médias, contourner tout ça pour atteindre un "public" qui pourrait leur donner du poids.

Beaucoup se plaignent de l’immobilisme des éditeurs, de la difficulté de rentrer dans le milieu de l’édition, et restent assis à juger et pointer du doigt ceux qui essaient d’en modifier les codes. Un grain de sable sur une plage ne sert à rien, il n’y a qu'en rentrant dans le système qu'il peut en détraquer les rouages.

Publier dans une revue ou un recueil collectif n’a pas pour but d’ "avoir ses entrées chez un éditeur", mais d’exister en tant qu'auteur, se donner les moyens de faire vivre son travail en dehors d'un tiroir, faire ses armes, défendre ses idées.

Allez vous publiez tout et n’importe quoi ?

Nous sommes dans une époque de littérature de masse, celle qui est mise en avant par les éditeurs qui ont des comptes à rendre financièrement, par les médias qui prônent l'info facile sans trop se prendre la tête, par l’auto-édition aveugle et la profusion qu’elle offre. Tous ces systèmes répandent des auteurs neutres ou formatés un peu partout. Mais, beaucoup d'auteurs intéressants écrivent chez eux, non corrompus par un système du "pour plaire", ni pourris par une prostitution de soi, vivier de perles rares, de textes pleins de sens, qui ont peut-être besoin d'être aiguillés sur des détails, mais dont la voix est là, le contenu, le sens, la singularité. Nous ne sommes pas pessimistes et nous ne nous tournons pas vers le passé en pleurant une littérature noble et poussiéreuse. Le but de notre collection est de s’inscrire dans son époque, de vivre avec, de mettre en avant les témoins qu'elle génère et il y en a de bons et il y en a de sincères. Nous les cherchons... et cela sans académisme crasse...

Y a t-il une rémunération pour les auteurs  ?

Les auteurs qui participent à notre collection, inconnus ou reconnus, ne sont pas rémunérés. La rédaction de "En attendant l'Or" travaille également sur cette collection à titre grâcieux. C'est un moyen pour chacun de nous de défendre ses idées et ses convictions. La plupart des membres de la rédaction sont auteurs et ont déjà publié dans des revues de création littéraire. Chacun peut témoigner de la chance que ça peut être de pouvoir partager le fruit de son travail via des revues ou des magazines, de montrer ce dont on est capable, quand on n’a pas l’appui des médias. C’est une opportunité pour l’auteur « wanna be » d’exister en librairie.

Quels sont vos critères concernant les textes et leurs auteurs (âge ? parcours ?) ?

Nous n’avons pas de critères de ce genre, nous recherchons juste un talent qui nous touche. Nous ne sommes pas commandés par une logique financière, nous ne prônons pas un élitisme obsolète, nous ne souhaitons pas une littérature étiquettée et puante, nous n'avons besoin d'aucune alliance pour fonctionner, aussi nous sommes également en dehors des histoires de copinage que certains auteurs citent pour justifier d’un immobilisme ambiant. Tout le monde a sa chance, du moment que le texte proposé correspond à ce que nous recherchons.

Nous cherchons des propositions, des rencontres, des coups de cœur. Notre démarche est organisée de sorte que nous resterons libres de nos choix éditoriaux, des auteurs que nous souhaiterons défendre et mettre en avant, pour faire vivre une littérature libre, en dehors de l’enclos.

 

 







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